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KOROWAI

Ils sont restés isolés jusqu'à récemment.
Ils ont longtemps eu une très mauvaise réputation de cannibalisme.

Les Korowaï sont surtout farouches à cause d'une vie difficile. Le "s'il te plaît" et le "merci" n'existent pas dans leur langue, ce qui ne les rend pas spécialement accueillants.

La tenue traditionnelle est encore la norme dès qu'on s'éloigne un tout petit peu de Yaniruma (piste d'atterrissage + rivière navigable), Jacupla, Mange (rivière navigable) ou Omaghot (frontière kobkaga-korowaï).
Les hommes rentrent leur pénis dans la bourse et ferment avec un simple fil végétal. Nombre d'entre eux ont des scarifications sur le corps.
Les femmes portent des jupes végétales et ont souvent des scarifications plus nombreuses.

Tous fument un tabac très fort que même les grands fumeurs des autres ethnies hésitent à fumer. Ce tabac n'est sans doute pas étranger au très fort taux de mortalité que connaît cette région.
Jeunes et ados parlent de plus en plus l'indonésien et portent de plus en plus de shorts.

Il semble que les Korowaï-batu (Korowaï de pierre) qui ne voulaient avoir aucun contact avec les blancs (même pas de machettes ou de haches) n'existent plus en l'état. Où que l'on aille, même ceux qui n'ont jamais vu de touriste ont au moins une machette que leur ont donné les autres... ainsi qu'une hache et une gamelle. Cependant, certains endroits (plus rares et plus reculés) restent encore totalement interdits à quiconque n'y vit pas sous peine de se faire flêcher.

Les maisons traditionnelles sont construites sur des pilotis d'une dizaine de mètres (plus, parfois) de hauteur. Celles en haut des arbres ne sont plus construites que pour les touristes : trop peu pratiques et trop dangereuses, surtout pour les enfants.

L'intérieur des toits sert à la fois de rangement et d'étagère à bibelots où sont entreposés des squelettes complets de poissons, d'oiseaux, d'écrevisses, de serpents ou de quantité d'animaux divers et variés que les gens s'offrent entre eux lorsqu'ils vont les uns chez les autres. Tout le bestiaire de la forêt se retrouve sous les toits des honaï avec des népenthès (plantes carnivores en forme de corolles), des oeufs, des becs d'oiseaux, du tabac qui sèche, etc...

Il y a peu de villages au sens habituel du terme. Les habitats sont dispersés et les communautés minuscules (généralement réduites à une famille).

Situation géographique :
Au nord-est de l'immense forêt qui va du sud des montagnes jusqu'à la mer, quelques centaines de km plus au sud.
Les hauteurs moyennes sont de l'ordre de 70 m. Cette région récupère donc toute l'eau qui descend des montagnes, et il y en a ! La forêt est souvent inondée et ressemble à un grand marécage dans lequel il n'y a pas de grande voie de communication facilement praticable.

Nourriture :
Beaucoup plus pauvres que leurs voisins, les Korowaï ne mangent pratiquement que du sagou, du "lilin" (coeur de roseau à l'arrière-goût de maïs), du poisson, des écrevisses et ce qu'ils arrivent à chasser, c'est-à-dire pas grand chose. Les cultures sont limitées par l'humidité du terrain : pas de tubercules. A l'intérieur de la zone korowaï, il n'y a pratiquement pas d'endroit où se ravitailler, si ce n'est peut-être à Senin Buruk.

A voir, à faire :
- Aller dormir dans les honaï et passer des soirées avec les familles : ne surtout pas oublier le stock de cigarettes et de tabac avant d'y aller, car ici, tout le monde fume dès l'âge de trois ans.
-Assister à l'éveil de la forêt le matin (chants des oiseaux) depuis la "terrasse" d'une honaï est un pur bonheur. Même chose pour la fin d'après-midi (vols d'oiseaux) quand on est dans une honaï très haute et une clairière large. Quand on trouve un endroit vraiment très haut, on échappe à la moiteur de la forêt, aux moustiques et on a une vue du dessus sur la canopée que l'on n'a jamais autrement : idéal pour observer les oiseaux.
Pour ceci, on peut soit rester sur le pourtour du territoire korowaï, faire de jolies photos et ramener de super souvenirs, soit s'enfoncer loin à l'intérieur en cherchant les endroits où les autres ne sont jamais allés, mais ce n'est plus vraiment une ballade et le terrain est vraiment difficile par endroits. L'exemple type, ce sont les traversées de rivières sur des troncs de 10 cm de diamètre situés 20 cm sous l'eau : même en étant un professionnel de la corde raide, ce n'est pas gagné, tellement ça glisse ! Heureusement, les papous sont de véritables funambules : le guide et les porteurs trouveront toujours un moyen de vous faire franchir l'obstacle.
Souvent, des gens refusent de laisser visiter leur maison ou tout simplement de se faire photographier : ce n'est pas grave et ça fait plaisir de savoir que c'est probablement une maison où aucun touriste n'est monté.
- Il n'est pas certain qu'un blanc ait déjà assisté à une fête du sagou : une immense honaï de 50 m x 10 m environ est construite à même le sol, et les gens de partout se réunissent 45 jours durant pour manger et faire la fête en suivant des rituels très codifiés. Une occasion à ne surtout pas manquer si elle se présente.
- Sinon, essayer d'assister à la fabrication du sagou : quand on voit le travail que représente l'extraction de l'amidon de l'arbre et qu'en plus, c'est leur nourriture de base, ça laisse songeur.

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