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MOMUNA

Peuple de la forêt portant traditionnellement des kotéka consistant en une feuille enroulée très serrée autour du pénis et retenue avec une brindille... mais depuis 20 ans maintenant que le premier missionnaire a contacté le premier Momuna, il n'y a déjà plus que des shorts et des tee-shirts par ici.
Les brindilles dans le nez sont un ornement facial répandu.
Les honaï sont très différentes de celles des peuples montagnards : elles sont rectangulaires et construites sur pilotis (humidité oblige). généralement assez bas. Les toits sont plus "fignolés".  L'intérieur sert à la fois de rangement et d'étagère à bibelots où sont entreposés des squelettes complets de poissons, d'oiseaux, d'écrevisses, de serpents ou de quantité d'animaux divers et variés que les gens s'offrent entre eux lorsqu'ils vont les uns chez les autres. Tout le bestiaire de la forêt se retrouve sous les toits des honaï avec des népenthès ( plantes carnivores en forme de corolles), des oeufs, des becs d'oiseaux, etc...
Autour de chaque village ou honaï isolée, il y a toujours un enchevêtrement d'arbres abattus et de branches de toutes tailles transformé en "jardin". Pour accéder aux maisons, il y a systématiquement une sorte de "parcours du combattant" à effectuer très prudemment : la végétation est telle qu'elle recouvre tout. On ne voit pas le sol et on ne sait pas toujours si on marche sur le sol ou sur un tronc abattu bien glissant, ni surtout où et de quelle hauteur on va tomber quand on va glisser.

Situation géographique :
Au sud des montagnes et à l'est de la Baliem

Nourriture :
Le sagou est l'alimentation de base.
Il y a toujours un "jardin" autour d'une maison, même si elle est isolée dans la forêt. Dans ce "jardin", on trouve généralement des bananiers qui donnent de petites bananes vertes que l'on met directement dans le feu : c'est sec et insipide, mais ça colmate. On trouve aussi, selon les endroits : de la canne à sucre, des concombres, des "légumes" (feuilles à longues tiges).
Avec le sagou, on mange souvent des "lilin", des coeurs de roseaux au léger arrière-goût de maïs. Parfois, il y a de jeunes casoars  encagés près des maisons et quelques cochons. Sinon, il y a le gibier quand c'est possible : sangliers, casoars adultes, pythons, oiseaux de tous types, souris, poissons, écrevisses, etc...
Dans certaines honaï isolées, il n'y a pas encore de gamelles pour faire cuire la nourriture.

Centre démographique et administratif :
Yarohumo (prononcer "Yarokimo"), anciennement Dekaï :
Le gouvernement veut en faire un centre administratif et urbain pour y faire venir les javanais. La forêt a été abattue sur des dizaines (centaines ?) d'hectares. Les papous ont été expropriés. Des tranchées de 200 m de large forment de futures routes recouvertes des galets de la Brazza et bordées de rizières. L'une d'elles forme une ligne droite de 20 km allant jusqu'au "port" reliant les grandes villes côtières. Sur ces pistes, a lieu un ballet incessant de camions et de bulldozers soulevant une poussière irrespirable. Des mobylettes de plus en plus nombreuses les sillonnent. Le tracé de la ville existe déjà. Il y a encore peu de maisons bâties, mais ça va aller très vite, maintenant. Les policiers corrompus sévissent déjà partout. Un marché éclairé à l'électricité a été créé. Un "parlement" local existe depuis 3 ans. Un hôtel vient d'ouvrir.
En 2005, il y avait 30 ou 40 maisons autour d'une piste d'atterrissage. Tout était encore beaucoup plus cher qu'à Wamena. Avec le "port", tout est moins cher aujourd'hui et ça construit partout. Les papous ne sont employés qu'à l'abattage des arbres.
Une route est en projet pour relier Seradala, chez les Kobkaga, à 2 ou 3 jours de marche des Korowaï.
Dans la forêt, les peintures interdisant aux bulldozers de toucher aux arbres aux alentours des villages ne les arrêteront pas...

Samboga est une butte aux parois bien raides située au coeur de la forêt et en haut de laquelle une vingtaine de maisons bordent une piste d'atterrissage. Depuis février 2008, une belle maison peinte en blanc se distingue : c'est le futur poste de police.
On peut acheter de la nourriture (riz, nouilles, sel, sucre, etc...) et des cigarettes.

Sumo est un village situé entre les montagnes et la rivière "Sen". Piste d'atterrissage. Panneau solaire = radios, musique.

A voir, à faire :
Yarohumo est un passage obligé, mais à part des courses, il n'y a absolument rien à y faire.
La forêt juste avant Bondua lorsqu'on vient de Tokuni (Kobkaga) grouille d'oiseaux de paradis.
La forêt est très belle et vaut le coup d'y passer quelques jours en bivouaquant au bord des rivières paradisiaques ou en logeant dans une honaï isolée ou un village.
Le trajet à pied depuis Uam (Yali) jusqu'à Sumo en longeant la Baliem est particulièrement difficile et dangereux par endroits : compter au moins deux jours. Un trajet plus facile existe, mais les derniers contreforts de la montagne dans la forêt sont toujours redoutables, de toutes façons.

En cas de problème :
Essayer de contacter "Nanan" à Yarohumo : c'est un député local d'origine balinaise de 40-50 ans, parlant parfaitement anglais, ancien guide, propriétaire d'un hôtel à Wamena et très sympa.
En cas de vrai problème, cet ami des papous connu et influent peut rendre de grands services.

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